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ALPHADEV souligne la Journée Mondiale pour la Prévention des Abus envers les Enfants

Ce mercredi 19 Novembre, ALPHADEV a commémoré la Journée Mondiale pour la Prévention des Abus envers les Enfants et la journée des droits de l’enfant (20 novembre). Cette journée a pour objectif de mettre en évidence le problème des abus ainsi que la nécessité d’intervenir de toute urgence par la diffusion de programmes de prévention. Pour ALPHADEV la protection de l’enfant occupe une place centrale dans ses différentes interventions.

La journée a débutée par des groupes de discussion avec les élèves et s’est poursuivie avec les portes ouvertes devant les locaux d’ALPHADEV et une mobilisation sociale.

Durant l’activité, les élèves ont fait de l’animation et ont lancé des messages de prévention soulignant le thème de la journée : « La dépendance et abus de substances », avec comme sous thème : l’alcool,  le « yamba » et la jeunesse de la banlieue. Comme on peut voir sur les photos, ils ont notamment interrogé les passants dans la rue pour les sensibiliser aux dangers de la consommation de drogue et d’alcool.

 

Lors de la mobilisation sociale, en soirée, ALPHADEV en a profité pour faire le lancement de sa politique de protection des enfants afin de manifester son engagement et sa détermination pour la prévention des abus envers les enfants. Cette politique a été élaborée dans le cadre du programme de mise à niveau et de soutien à l’insertion socio professionnelle des jeunes déscolarisés et/ou analphabètes de la commune de Malika en partenariat avec Terre des hommes Suisse. Elle passe par l’élaboration des normes et procédures de protection des enfants au sein de l’organisation.

Ce mercredi 19 Novembre, ALPHADEV a commémoré la Journée Mondiale pour la Prévention des Abus envers les Enfants et la journée des droits de l’enfant (20 novembre). Cette journée a pour objectif de mettre en évidence le problème des abus ainsi que la nécessité d’intervenir de toute urgence par la diffusion de programmes de prévention. Pour ALPHADEV la protection de l’enfant occupe une place centrale dans ses différentes interventions.

La journée a débutée par des groupes de discussion avec les élèves et s’est poursuivie avec les portes ouvertes devant les locaux d’ALPHADEV et une mobilisation sociale.

Durant l’activité, les élèves ont fait de l’animation et ont lancé des messages de prévention soulignant le thème de la journée : « La dépendance et abus de substances », avec comme sous thème : l’alcool,  le « yamba » et la jeunesse de la banlieue. Comme on peut voir sur les photos, ils ont notamment interrogé les passants dans la rue pour les sensibiliser aux dangers de la consommation de drogue et d’alcool.

Lors de la mobilisation sociale, en soirée, ALPHADEV en a profité pour faire le lancement de sa politique de protection des enfants afin de manifester son engagement et sa détermination pour la prévention des abus envers les enfants. Cette politique a été élaborée dans le cadre du programme de mise à niveau et de soutien à l’insertion socio professionnelle des jeunes déscolarisés et/ou analphabètes de la commune de Malika en partenariat avec Terre des hommes Suisse. Elle passe par l’élaboration des normes et procédures de protection des enfants au sein de l’organisation.

 

 

 

 

 

RAPPORT DE L’ÉTUDE DIAGNOSTIQUE SUR L’INDENTIFICATION DES  TYPES DE VIOLENCES ENVERS LES ENFANTS

Un atelier portant sur le partage de l’étude diagnostique sur l’identification des types de violences faites aux enfants a eu lieu le 27 juin 2014 dans les locaux d’ALPHADEV.

La présentation est faite par Mme Oulimata Fall coordinatrice et responsable des droits humains et M. Bathie Diouf superviseur dans le programme PALAM à KAFRINE. La restitution du diagnostique a été représentée sous forme d’outil de synthèse avec des statistiques à l’appui.  Pour s’assurer de la conformité des résultats obtenus des questionnaires et focus groupe, Mme Fall, a aussi permis à l’auditoire d’affirmer ou d’infirmer les résultats obtenus de ce diagnostique.

Ce travail devait permettre d’identifier de manière collégiale les types de maltraitances en fonction du contexte relatif aux acteurs. En dépit de toutes les causes envisagées comme menant à la maltraitance d’autres ont été soulevées. Parmi les causes de maltraitance identifiés par les participants on note par exemple l’approche vestimentaire, les enfants qui ne sont pas nés d’un mariage mais aussi les enfants vivant dans les familles nucléaires.

L’atelier avait aussi pour objectif de prendre en compte les soucis de tous les intervenants pour la rédaction d’un document juridique destiné à protéger les enfants élèves du CAP. Ce document juridique pourrait être finalisé avant la fin de l’année en cours.

Le débat entourant les recommandations saisies lors des ateliers de formation a été partagé. On note que les parents d’élèves et les élèves eux-mêmes n’ont généralement pas le même point de vue sur les questions des enjeux du programme Keeping Children Safe (KCS), notamment en ce qui concerne les questions de religion et traditions.

La rencontre s’est terminée sur une note positive. Les parents invités ont fait preuve de satisfaction, ils se sont réjouis d’avoir partagé avec leurs enfants et ont témoigné de la pertinence de leurs interventions. Les élèves du CAP quand à eux se sont exprimé avec beaucoup de conviction et maturité.

Un bref rappel par M. DIAKHATÉ faisait valoir la mission du C.A.P. aux parents et élèves présents qui est entre autre d’assurer un développement participative à travers la réinsertion sociale et l’autonomisation des couches défavorisées mais aussi de la noble objectif d’alphadev qui est d’être une ONG de référence. Il a ensuite  rappelé la mission du KCS au sein de l’organisation et des programmes dans le cadre desquels il a été initié. Il s’est par ailleurs prononcé sur l’importance de cette mesure et sur la responsabilité des différents acteurs concernés.

L’atelier a répondu aux normes de genre dans la mesure où toutes les catégories sociales avaient répondues présentes (hommes, femmes, parents d’élèves, élèves, superviseurs, chefs d’ateliers, animateurs…).

Au terme de cet atelier, les soucis de tous les intervenants devraient être pris en compte dans le document juridique destiné à protéger les enfants, élèves du CAP. Ce document juridique pourrait être finalisé avant la fin de l’année en cours par l’équipe chargée de sa rédaction.

Le débat a été partagé. La question des religions a rebondi à plusieurs reprises mais ne laissait pas en reste les questions traditionnelles et économiques, dont les enjeux importants sur le programme KCS (Keeping Children Safe).

La restitution du diagnostique a été représentée sous forme d’outil de synthèse avec des statistiques à l’appui que tout le monde pu constater.  Aussi Mme FALL, pour s’assurer de la conformité des résultats obtenus des questionnaires et focus groupe, à permis à l’auditoire d’affirmer ou d’infirmer les résultats obtenus de ce diagnostique.

Le travail du jour devait permettre d’identifier de manière collégiale les types de maltraitances acceptables ou non en fonction du contexte relatifs aux acteurs.

Ce tableau soumis aux élèves du CAP dans un premier temps faisait voir des réponses contradictoires et discutables et donc a été réintroduit dans la séance pour de nouvelles appréciations beaucoup plus objectives.

Maltraitances intolérables Maltraitances tolérables
Travail forcé, pénible sollicité par les parents C’est relatif selon la nature du travail et l’intension des parents. Le travail en question ne doit pas être abusif.
Privation de nourritures à son enfant pour lui en cas de faute La privation de nourriture ‘est pas en soit une solution pour corriger son enfant. Car la nourriture est un besoins fondamental et un droit fondamental
Injures, disputes ou bagarres entre élèves Ce n’est pas du tout acceptable selon certains dans la mesure où cela crée des clans dans la classe et les travaux de groupe ne pourront jamais aboutir. Certains élèves pensent que ces querelles ne sont pas assez graves car les élèves n’ont pas les mêmes humeurs, les mêmes éducations de base et comme telle chacun est libre de s’isoler.
Gronder  son enfant devant ces amis, indifférence ; Selon les enfants ce n’est plus un fait grave car ils ont l’habitude d’entendre ces injures et humiliations surtout de leurs parents. Ces derniers ne sont pas du même avis mais reconnaissent qu’ils sont les principaux responsables. Ils estiment être les références et doivent de se fait donner le bon  exemple.
Interdire son enfant de sortir de la maison ou de lui priver de loisir Intolérable car ce n’est pas une bonne stratégie d’éducation. Cela permet tout simplement à l’enfant d’en trouver hors de la maison.
Lui faire dormir par terre ou sous la véranda C’est une forme révolue de maltraitance car l’enfant a droit à une vie saine.
Le fait de se voler entre amis ou ses parents Pour les enfants ce n’est pas assez grave, mais pour les parents c’est un fléau car cela entraine de mauvaise habitudes chez l’enfant et peut gravement nuire à sa personnalité.
Trahison ou tromperies à l’égard de ses parents Ce n’est pas tolérable car entre le CAP et la maison c’est une complémentarité, les deux sont parallèles et indispensable à l’éducation de l’enfant.
Les moqueries Relativement intolérable car cela dépend de l’intension de son auteur.
Frapper ; gifler…… Intolérable
Menaces Intolérables
Frapper sa femme Intolérable
Se coller aux femmes dans les bus de transport. Ce n’est pas une maltraitance tolérable car ça entre dans le cadre des mauvaises habitudes.

 

En dépit de toutes les causes envisagées comme menant à la maltraitance d’autres ont été soulevées. Par exemple, on peut envisager la cause par l’approche vestimentaire, les enfants qui ne sont pas nés d’un mariage mais aussi les enfants vivant dans les familles nucléaires etc.

Tout le monde semble avoir reconnu que l’éducation de l’enfant commence  par celle que lui donne ces parents au sein du foyer dans la mesure où ils sont les principales références de leurs progénitures.

Après cet atelier, M. BATHIE DIOUF a fait une présentation orale des recommandations  saisies lors des ateliers de formation pour la mise en place d’un corpus juridique portant sur la réglementation du KCS. Sur ce, beaucoup de débat ont émergé sur les propositions lues par M. Diouf.

On note cependant que les parents d’élèves et les élèves eux mêmes n’ont généralement pas le même point de vue sur les questions. Malgré cela, on a su tirer les bonnes leçons des recommandations religieuses et ou traditionnelles.

Après cette intervention de M. DIOUF, M. DIAKHATÉ a pris la parole pour dire le mot de clôture. À cet effet il a  remercié les parents de leurs présences et les a exhorté à appuyer alphadev dans le processus d’élaboration du document KCS en vertu de la mission qui lui a été attribué.

Conclusion.

La rencontre a connu un bilan positif. La participation fut notoire, le climat était apaisé et basé sur un respect mutuel. Les parents invités ont fait preuve de satisfaction, ils se sont réjouis d’avoir partagé avec leurs enfants et ont témoigné de la pertinence de leurs interventions. Les élèves du CAP quand à eux se sont exprimé avec beaucoup de conviction et maturité.

L’atelier a été clôturé par des témoignages et des prières formulées en faveur de l’avancement  du projet CAP d’Alphadev et a pris fin vers 16 heures.